Erfahrung und Gleichmut

Sándor Márai: Das Kräuterbuch XIX

Darüber, wie derjenige, der etwas erfahren hat, gleichmütig wird.

Hinter dem Wissen steht die Gleichmütigkeit. Wenn du etwas Wahres über das Leben lernst, wirst du ruhig und gleichmütig.

Diese Gleichmütigkeit klagt nicht. Sie bezichtigt nicht, sie stellt nicht zur Rede, sie verlangt weder Rache noch Genugtuung oder Erklärungen. Alles ist hoffnungslos, was menschlich ist. Nur das Göttliche ist vollkommen, nur die Seele ist nicht hoffnungslos.

Was kann ein Mensch sich mehr wünschen als Gleichmütigkeit, wenn er sich mit menschlichem Sehnen dem Göttlichen zuwendet? Der Eingeweihte schweigt. Er weiß, daß man nicht helfen kann. Das Beste, was er tun kann, ist anderen und sich selbst nicht zu schaden. Wer auf den Tod zulebt, wer unter den Menschen lebt, wer also inmitten der Ungerechtigkeit lebt, was soll der noch erhoffen? Wenn er sein Herz zu einer gewissen Ruhe und Demut erziehen kann, ist das fast schon ein Trost und Heiterkeit.

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9 Gedanken zu “Erfahrung und Gleichmut

  1. Pérégrinateur schreibt:

    @ Zorn Dieter

    Sie könnten es auch mit der Ambition versuchen vorherzusehen, wie die ideologisch bewegten Massen fast gesetzmäßig, aber natürlich völlig unlogisch ihre Einstellungen den laufenden Ereignissen anpassen. Epikur meinte, man müsse Naturwissenschaften studieren, um die Einsicht in die Gesetzmäßigkeit des Weltenlaufes zu gewinnen und die Furcht vor den animistischen Göttern zu verlieren. Das kann man wohl auch im Sozialen treiben, nämlich beobachten, wie die menschlichen Billiardkugeln sich untereinander und an den Rändern des Tisches stoßen und so gesetzmäßig ihre neue Laufrichtung annehmen. Aha: Impulssatz, Energiesatz, Einfallswinkel = Ausfallswinkel. Auf die Dauer ist das aber wohl dann auch langweilig, denn die wenigen Muster kommen zu häufig wieder. Dann bleibt einem aber immer noch die durchaus unverächtliche Blasiertheit.

    späterer Zusatz: Dies sollte unter dem Beitrag von Zorn Dieter von heute nacht stehen, was aber wieder mal (warum?) daneben ging.

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    • Zorn Dieter schreibt:

      Wenn ich erschöpft bin von den „wie Billiardkugeln zusammenstoßenden ideologisierten Massen“ (und es nicht gerade 2.22 Uhr ist) nehme ich den anderen römischen Philosophen zur Hand: SENECAS „Handbuch des Glücklichen Lebens“. Der Stoiker Seneca zeigt mir dann, wie es möglich ist, gelassen zu bleiben, trotz des Widersinns der Welt. Und er selber lebte ja, wie ich auch, in gewissem Widersinn. Als einer der reichsten und mächtigsten Männer Roms, Lehrer des Nero und Verkünder der Weisheit des einfachen Lebens. Das mit seinem Freitod endet. Damit man dahin nicht kommt, auch um das Schicksal eines Rolf Peter Sieferle nicht zu erleiden, braucht es auf dieser Welt ein starkes Gegenstück. Wie unser Gastgeber, finde ich es in der Natur und meiner Familie. –

      Wer es kürzer mag, der lese mal wieder die (angebliche) Inschrift an der alten Kirche St. Paul in Baltimore: Desiderata.

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      • Pérégrinateur schreibt:

        Gefunden. Für meinen Geschmack fehlt da etwas widerständiger Mutwillen, also etwas Loki-Geist. Rohlinge soll es ruhig auch etwas unter der Haut jucken, so dass sie sich kratzen müssen.

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  2. Pérégrinateur schreibt:

    „Nur das Göttliche ist vollkommen, nur die Seele ist nicht hoffnungslos.“ – Was für ein billiger, was für ein abgedroschener Rückgriff auf konventionelle und illusorische Trostgründe!

    Vergleichen Sie damit die ganze offenbar hochemotionale Louise Ackermann, bei der der Wunsch gleichwohl sich nicht an die Stelle des nüchternen Weltbildes setzen konnte; eine Leistung, zu der die meisten Gefühlsmenschen nicht fähig sind, die vielmehr fest an das glauben, was sie zu brauchen meinen und vielleicht sogar brauchen.

    ――――――――――――――――

    Louise Ackermann

    Poésies Philosophiques

    L’amour et la mort

    (à M. Louis de Ronchaud)

    I

    Regardez-les passer, ces couples éphémères !
    Dans les bras l’un de l’autre enlacés un moment,
    Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
    Font le même serment :

    Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent
    Avec étonnement entendent prononcer,
    Et qu’osent répéter des lèvres qui pâlissent
    Et qui vont se glacer.

    Vous qui vivez si peu, pourquoi cette promesse
    Qu’un élan d’espérance arrache à votre coeur,
    Vain défi qu’au néant vous jetez, dans l’ivresse
    D’un instant de bonheur ?

    Amants, autour de vous une voix inflexible
    Crie à tout ce qui naît : « Aime et meurs ici-bas ! »
    La mort est implacable et le ciel insensible ;
    Vous n’échapperez pas.

    Eh bien ! puisqu’il le faut, sans trouble et sans murmure,
    Forts de ce même amour dont vous vous enivrez
    Et perdus dans le sein de l’immense Nature,
    Aimez donc, et mourez !

    II

    Non, non, tout n’est pas dit, vers la beauté fragile
    Quand un charme invincible emporte le désir,
    Sous le feu d’un baiser quand notre pauvre argile
    A frémi de plaisir.

    Notre serment sacré part d’une âme immortelle ;
    C’est elle qui s’émeut quand frissonne le corps ;
    Nous entendons sa voix et le bruit de son aile
    Jusque dans nos transports.

    Nous le répétons donc, ce mot qui fait d’envie
    Pâlir au firmament les astres radieux,
    Ce mot qui joint les coeurs et devient, dès la vie,
    Leur lien pour les cieux.

    Dans le ravissement d’une éternelle étreinte
    Ils passent entraînés, ces couples amoureux,
    Et ne s’arrêtent pas pour jeter avec crainte
    Un regard autour d’eux.

    Ils demeurent sereins quand tout s’écroule et tombe ;
    Leur espoir est leur joie et leur appui divin ;
    Ils ne trébuchent point lorsque contre une tombe
    Leur pied heurte en chemin.

    Toi-même, quand tes bois abritent leur délire,
    Quand tu couvres de fleurs et d’ombre leurs sentiers,
    Nature, toi leur mère, aurais-tu ce sourire
    S’ils mouraient tout entiers ?

    Sous le voile léger de la beauté mortelle
    Trouver l’âme qu’on cherche et qui pour nous éclôt,
    Le temps de l’entrevoir, de s’écrier : » C’est Elle ! »
    Et la perdre aussitôt,

    Et la perdre à jamais ! Cette seule pensée
    Change en spectre à nos yeux l’image de l’amour.
    Quoi ! ces voeux infinis, cette ardeur insensée
    Pour un être d’un jour !

    Et toi, serais-tu donc à ce point sans entrailles,
    Grand Dieu qui dois d’en haut tout entendre et tout voir,
    Que tant d’adieux navrants et tant de funérailles
    Ne puissent t’émouvoir,

    Qu’à cette tombe obscure où tu nous fais descendre
    Tu dises : » Garde-les, leurs cris sont superflus.
    Amèrement en vain l’on pleure sur leur cendre ;
    Tu ne les rendras plus ! »

    Mais non ! Dieu qu’on dit bon, tu permets qu’on espère ;
    Unir pour séparer, ce n’est point ton dessein.
    Tout ce qui s’est aimé, fût-ce un jour, sur la terre,
    Va s’aimer dans ton sein.

    III

    Eternité de l’homme, illusion ! chimère !
    Mensonge de l’amour et de l’orgueil humain !
    Il n’a point eu d’hier, ce fantôme éphémère,
    Il lui faut un demain !

    Pour cet éclair de vie et pour cette étincelle
    Qui brûle une minute en vos coeurs étonnés,
    Vous oubliez soudain la fange maternelle
    Et vos destins bornés.

    Vous échapperiez donc, ô rêveurs téméraires
    Seuls au Pouvoir fatal qui détruit en créant ?
    Quittez un tel espoir ; tous les limons sont frères
    En face du néant.

    Vous dites à la Nuit qui passe dans ses voiles :
    » J’aime, et j’espère voir expirer tes flambeaux. »
    La Nuit ne répond rien, mais demain ses étoiles
    Luiront sur vos tombeaux.

    Vous croyez que l’amour dont l’âpre feu vous presse
    A réservé pour vous sa flamme et ses rayons ;
    La fleur que vous brisez soupire avec ivresse :
    « Nous aussi nous aimons ! »

    Heureux, vous aspirez la grande âme invisible
    Qui remplit tout, les bois, les champs de ses ardeurs ;
    La Nature sourit, mais elle est insensible :
    Que lui font vos bonheurs ?

    Elle n’a qu’un désir, la marâtre immortelle,
    C’est d’enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encor.
    Mère avide, elle a pris l’éternité pour elle,
    Et vous laisse la mort.

    Toute sa prévoyance est pour ce qui va naître ;
    Le reste est confondu dans un suprême oubli.
    Vous, vous avez aimé, vous pouvez disparaître :
    Son voeu s’est accompli.

    Quand un souffle d’amour traverse vos poitrines,
    Sur des flots de bonheur vous tenant suspendus,
    Aux pieds de la Beauté lorsque des mains divines
    Vous jettent éperdus ;

    Quand, pressant sur ce coeur qui va bientôt s’éteindre
    Un autre objet souffrant, forme vaine ici-bas,
    Il vous semble, mortels, que vous allez étreindre
    L’Infini dans vos bras ;

    Ces délires sacrés, ces désirs sans mesure
    Déchaînés dans vos flancs comme d’ardents essaims,
    Ces transports, c’est déjà l’Humanité future
    Qui s’agite en vos seins.

    Elle se dissoudra, cette argile légère
    Qu’ont émue un instant la joie et la douleur ;
    Les vents vont disperser cette noble poussière
    Qui fut jadis un coeur.

    Mais d’autres coeurs naîtront qui renoueront la trame
    De vos espoirs brisés, de vos amours éteints,
    Perpétuant vos pleurs, vos rêves, votre flamme,
    Dans les âges lointains.

    Tous les êtres, formant une chaîne éternelle,
    Se passent, en courant, le flambeau de l’amour.
    Chacun rapidement prend la torche immortelle
    Et la rend à son tour.

    Aveuglés par l’éclat de sa lumière errante,
    Vous jurez, dans la nuit où le sort vous plongea,
    De la tenir toujours : à votre main mourante
    Elle échappe déjà.

    Du moins vous aurez vu luire un éclair sublime ;
    Il aura sillonné votre vie un moment ;
    En tombant vous pourrez emporter dans l’abîme
    Votre éblouissement.

    Et quand il régnerait au fond du ciel paisible
    Un être sans pitié qui contemplât souffrir,
    Si son oeil éternel considère, impassible,
    Le naître et le mourir,

    Sur le bord de la tombe, et sous ce regard même,
    Qu’un mouvement d’amour soit encor votre adieu !
    Oui, faites voir combien l’homme est grand lorsqu’il aime,
    Et pardonnez à Dieu !

    ――――――――――――――――

    Liebe und Tod

    (für M. Louis de Ronchaud)

    I

    Schaut doch, wie sie vorübergehen, diese kurzlebigen Paare!
    Einen Augenblick lang untergehakt,
    Leisten sie alle, ehe sie dann auf ewig ihren Staub vermischen,
    Denselben Schwur:

    Auf ewig! Ein kühnes Wort, das der alternde Himmel
    Nur mit Staunen aussprechen hört,
    Und das Lippen zu wiederholen wagen, die schon erblassen,
    Und die bald erkalten werden.

    Ihr, die ihr nur kurz lebt, warum dieses Versprechen,
    Das ein Überschwang der Hoffnung euren Herzen entreißt,
    Eine eitle Herausforderung, die ihr dem Nichts entgegenwerft
    In der Trunkenheit eines Augenblicks von Glück?

    Ihr Liebenden, um euch herum ruft eine unnachgiebige Stimme
    Allem zu, das entsteht: „Lieb und stirb hinieden!“
    Der Tod ist unerbittlich und der Himmel ohne Erbarmen;
    Ihr werdet nicht entrinnen.

    Nun, da es sein muss, sollt ihr unaufsässig und ohne Gemurr,
    Voll von dieser Liebe, die euch berauscht
    Und verloren im Schoß der riesigen Natur,
    Folglich lieben und dann sterben!

    II

    Nein, nein, noch nicht alles ist gesprochen zur zerbrechlichen Schönheit hin,
    Wenn ein unbezwingbarer Zauber das Verlangen hinreißt
    Unter dem Feuer eines Kusses, wenn unser ärmlicher Lehm
    Vor Wonne erbebt ist.

    Unser heiliger Schwur kommt von einer unsterblichen Seele;
    Sie regt sich, wenn unser Leib erschaudert;
    Wir hören ihre Stimme und das Rauschen ihres Flügels
    Bis in unsere Verzückung hinein.

    Also wiederholen wir es, das Wort, das aus Neid
    Die leuchtenden Sterne am Firmament erblassen lässt,
    Das Wort, das die Herzen vereint und vom Leben an
    Ihr Band bis in den Himmel wird.

    In der Ekstase einer ewigen Umarmung
    Gehen sie hingerissen vorbei, die Liebespaare,
    Und verharren nie um voll Furcht
    Einen Blick um sich zu werfen.

    Sie bleiben gelassen, wenn auch alles einstürzt und fällt;
    Ihre Hoffnung ist ihre Freude und ihre göttliche Stütze;
    Nie stolpern sie, selbst wenn gegen ein Grab
    Auf ihrem Weg ihr Fuß stößt.

    Du selbst, wenn deine Wälder ihren Wahn beherbergen,
    Wenn Du ihre Pfade mit Blumen und Schatten bedeckst,
    Natur, du ihre Mutter, würdest du denn so lächeln,
    Wenn sie ganz hinwegstürben?

    Dass man unterm leichten Schleier der sterblichen Schönheit
    Die Seele findet, nach der man sucht und die für uns erblüht,
    Dass man sie kurz sieht, ausruft „Sie ist’s!“
    Und sie dann gleich verliert,

    Und sie für ewig verliert! Dieser Gedanke allein
    Verwandelt vor unseren Augen das Bild der Liebe in ein Gespenst.
    Wie denn! Diese unendlichen Schwüre, diese verrückte Glut
    Für ein Wesen, das nur einen Tag lebt!

    Und du, hast du denn gar kein Gefühl,
    Großer Gott, der von oben alles hören und sehen muss,
    Dass dich so viele verzweifelte Abschiede und soviele Beerdigungen
    Nicht zu bewegen vermögen,

    Dass Du zum dunklen Grab, in das du uns hinabführst
    Sprichst: „Behalte sie, ihre Schreie sind unnütz;
    Umsonst weint man bittere Trännen über ihrer Asche,
    Du sollst sie nicht mehr hergeben!“

    Aber nein, Guter Gott, wie man dich nennt, Du erlaubst Hoffnung;
    Vereinen um dann zu trennen ist nicht dein Plan.
    Alle, die sich auch nur einen Tag auf der Erde geliebt haben,
    Werden sich auch in deinem Schoße lieben.

    III

    Ewigkeit des Menschen, welche Illusion! welches Trugbild!
    Diese Lüge der Liebe und des menschlichen Hochmuts!
    Er hat kein Gestern gehabt, diese kurze Phantom,
    Er braucht ein Morgen!

    Für diesen Lebensblitz und diesen Funken,
    Der nur eine Minute in eurem erstaunten Herzen erglüht,
    Vergesst ihr sofort den mütterlichen Schlamm
    Und euer beschränktes Schicksal.

    Ihr kühnen Träumer solltet denn einzig
    Der Schicksalsmacht entrinnen, die zerstört, indem sie schafft?
    Lasst diese Hoffnung fahren; jeder Lehm ist dem anderen Bruder
    Im Angesicht des Nichts.

    Ihr sagt zur Nacht, die in ihren Schleiern vorbeigeht:
    „Ich liebe und möchte deine Fackeln erlöschen sehen.“
    Die Nacht bleibt stumm, doch morgen schon
    Leuchten ihre Sterne über euren Gräbern.

    Ihr glaubt, dass die Liebe, deren herbes Feuer euch treibt,
    Für euch ihre Flamme und ihre Strahlen vorbehalten hätte;
    Doch die Blume, die ihr brecht, seufzt voll Trunkenheit:
    „Auch unsereins liebt.“

    Wenn ihr liebt, strebt ihr nach der großen unsichtbaren Seele,
    Die alles erfüllt, Wälder und Felder, mit ihrer Glut;
    Die Natur lächelt wohl, doch sie ist fühllos;
    Was bedeutet für sie schon euer Glück?

    Sie kennt nur ein Verlangen, diese unsterbliche Rabenmutter,
    Nämlich stets zu gebären, endlos, ohn Unterlass und immer wieder.
    Als geizige Mutter hat sie sich die Ewigkeit genommen
    Und lässt euch nur den Tod.

    Ihre ganze Umsicht gilt dem bald Geborenen;
    Der Rest löst sich auf in erhabenem Vergessen.
    Ihr, ihr habt schon geliebt, ihr könnt verschwinden:
    Und ihr Wunsch ist auch schon erfüllt.

    Wenn ein Hauch Liebe eure Brust durchzieht
    Und euch über Wogen des Glücks schweben lässt,
    Wenn zu Füßen der Schönheit göttliche Hände
    Euch verzweifelt werfen;

    Wenn ihr, indem ihr auf das Herz, das schon bald erlöscht,
    Ein anderes leidendes Ding drückt, eine eitle Form von hienieden,
    So scheint euch, ihr Sterblichen, als ob ihr nun
    Das Unendliche in euren Armen drücktet;

    Dieser heiligen Wahn, dieses Verlangen ohne Maß,
    Losgelassen in euren Lenden wie hitzige Bienenschwärme,
    Dieser Verzückung, das ist schon die künftige Menschheit,
    Die sich in eurem Inneren regt.

    Dieser leichte Lehm wird sich auflösen,
    Den einen Augenblick lang Freude und Schmerz bewegten;
    Die Winde verstreuen bald den edlen Staub,
    Der zuvor ein Herz war.

    Aber andere Herzen werden entstehen, die auf der Spur weitergehen werden
    Eurer zerbrochenen Hoffnung, eurer erloschenen Liebe,
    Sie werden eure Tränen, eure Träume, euer Feuer fortsetzen
    Bis in ferne Zeiten.

    Alle Wesen bilden eine ewige Kette
    Und reichen sich im Lauf die Fackel der Liebe.
    Jeder ergreift schnell die unsterbliche Leuchte
    Und gibt sie seinerseits weiter.

    Geblendet von Glanz seines irrenden Lichtes,
    Schwört ihr in der Nacht, in die euch das Schicksal warf,
    Sie stets zu halten: doch schon entgleitet sie
    Eurer sterbenden Hand.

    Aber wenigstens werdet ihr einen feinen Blitz haben leuchten sehen;
    Einen Augenblick lang wird er euer Leben durchzuckt haben;
    Und wenn ihr fallt, könnt ihr eure Erhelltheit
    In den Abgrund mitnehmen.

    Und wenn denn ganz oben im friedlichen Himmel
    Ein gnadenloses Wesen herrschen sollte, das dem Leiden zuschaut,
    Wenn sein ewiges Auge unbewegt schauen sollte
    Auf Geburt und Tod,

    So soll doch noch am Rande des Grabes und unter demselben Blick
    Eine Regung der Liebe euer letzter Gruß sein!
    Ja, zeigt wie groß der Mensch ist, wenn er liebt,
    Und verzeiht Gott!

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    • @ Pérégrinateuer

      Ja, das ist stark!

      Kannte die Dame bisher nicht, was auch an meiner Frankophobie liegen kann. Ist die Übersetzung von Ihnen?

      Man darf natürlich Übersetzungsversuche nicht mit Identifikationen verwechseln, auch wenn gewisse Sympathien motivational helfen können. Zugegeben: Márais zur Schau gestellte Trost-Religiosität ist mir auch fremd, aber man muß sie einzuordnen wissen. Er spricht ja nicht von Gott, sondern vom Göttlichen (isteni), man kommt also auf die falsche Fährte, wenn man das christlich liest. Viel Wahrscheinlicher ist der stoische Zugriff. Erinnern wir uns daran: Mark Aurel wollte er aus den Trümmern retten und im 18. Stück wurde der Kaiser auch zitiert.

      Bei Mark Aurel ist das Göttliche aber so gefaßt:

      „Alles ist wie durch ein heiliges Band miteinander verflochten. Nahezu nichts ist sich fremd. Alles Geschaffene ist einander beigeordnet und zielt auf die Harmonie derselben Welt. Aus allem zusammengesetzt ist eine Welt vorhanden, ein Gott, alles durchdringend, ein Körperstoff, ein Gesetz, eine Vernunft, allen vernünftigen Wesen gemein, und eine Wahrheit, so wie es auch eine Vollkommenheit für all diese verwandten, derselben Vernunft teilhaftigen Wesen gibt.“ (VII, 9)nach der Übersetzung von Wittstock; Reclam)

      Und VII, 10 geht weiter:

      „Alles Körperliche verschwindet gar bald im Urstoff des Ganzen, und jede wirkende Kraft wird gar bald in die Urvernunft des Ganzen aufgenommen. Aber ebenso schnell findet die Erinnerung an alles ihr Grab im ewigen Zeitenlaufe“
      Und da sind wir doch gar nicht mehr weit weg von Mme. Ackermann.

      Ich hätte sie zuerst in den Existentialismus gesteckt. Mir scheint, beide Positionen sind vertretbar, sogar in einer Person nachempfindbar. Es käme eher darauf an, sie auszuhalten. Aber so viel haben wir über Sie erfahren, daß Ihnen diese „Impassibilité“ wesensmäßig entspricht.

      @ Zorn Dieter

      Als Márai das schrieb, da war er um die 40 Jahre alt – allerdings seit Jahren vom Krieg umgeben udn nach der erfahrung des Heimatverlustes.

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      • Pérégrinateur schreibt:

        Übersetzung von mir, natürlich, wie man schon an den hinkenden Füßen und den fehlenden Reimen sieht. Bei solcher Gedankenlyrik erschien mir aber die (bei mir noch mehr) unzureichende approximative Übersetzung, die das Einhalten dieser Regeln erzwänge, völlig unangebracht; wie Sie bemerkt haben, habe ich zuweilen sogar etwas gegen die deutsche Grammatik, nämlich interlinear übersetzt.

        Die überwölbende Harmonievorstellung der Stoiker erscheint mir aber ein ebensolches Weltbild-Deckweiß zu sein wie die Gottesvorstellung der Theisten. Vergleichen Sie demgegenüber etwa den buddhisierten Schopenhauer, der es ja auch mit einem All-Einen hat, dessen Teile sich aber durchaus bekriegen, so wie der Löwe die Gazelle anfällt und auffrisst. Die brutalen Tatsachen fallen bei ihm nie aus dem Bild.

        Wieso sind sie denn frankophob? (Gegen antifrancophoneyism wollte ich natürlich nichts gesagt haben.)

        Seidwalk:
        „frankophob“

        Wort ist vielleicht ein bißchen zu massiv und mit ironischem Zwinkern ausgesprochen.
        Ansonsten schwer zu sagen. Skandinavien, Italien, Ungarn, ein wenig auch GB … das reicht doch eigentlich – man kann nicht alles mögen.

        Irgendwas Irrationales. Sprache hat sich mir verweigert. Persönliche Erfahrungen meist zweifelhaft: wenn es um Einsatz und Hilfe ging, über die reguläre Arbeitszeit hinaus, dann waren die Franzosen ganz zuverlässig immer verschwunden und unauffindbar. Literatur bis auf wenige Ausnahmen – Céline, Baudelaire – wenig Resonanzboden in mir gefunden. Vielleicht auch zu weit im Osten geboren. Keine Ahnung. Habe jedenfalls das Gefühl, daß das Französische mir widerstrebt.

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        • Pérégrinateur schreibt:

          @Seidwalk:
          Vielleicht hatten Sie mit Parisern zu tun, die aber mit ihrer Arroganz alles andere als repräsentativ für alle Franzosen sind.
          Montaigne, die Moralisten, Flaubert, Maupassant haben Ihnen dann auch widerstrebt? Dazu einer der witzigsten Romane, die ich kenne, nämlich Gides Verließe des Vatikans? (Die einzige nicht burleske Gestalt darin, nämlich den Buben Lafcadio, die muss man eben ertragen; da spricht das Herz des ephebophilen Autors …)
          Céline mag ich übrigens nur bis an den Anfang von Tod auf Kredit; diese Dreipünktchenprosa danach ist mir zuwider wie sonst nur die heute so schnellen Schnitte im Film.

          Seidwalk: Sie haben recht – habe ich alle vergessen und Sie haben es genau getroffen. Im Grunde mag ich sogar George Sand, von Balzac, Perec etc. ganz zu schweigen, Littells Meisterwerk … und sogar Houellebecq muß man anerkennen. Murger und Barbusse haben eine größere Rolle in Veröffentlichungen gespielt, Huysmans ebenso … Ist nicht zu halten, was sich da sagte. Pardon!

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  3. Zorn Dieter schreibt:

    „Wer auf den Tod zulebt, wer unter den Menschen lebt, wer also inmitten der Ungerechtigkeit lebt, was soll der noch erhoffen? Wenn er sein Herz zu einer gewissen Ruhe und Demut erziehen kann, ist das fast schon ein Trost und Heiterkeit.“-
    An diesem Punkt bin ich nun angekommen. Mit 73 Jahren, kein Jahr zu früh.

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